Droits de l’homme : les pays africains demandent au gouvernement du Burundi d’arrêter les violations de droits de l’homme

Le groupe des pays africains au Conseil des Nations unies pour les droits de l’homme se dit préoccupé face à la situation des droits de l’homme au Burundi, y compris les droits économiques, sociaux et culturels. Selon un projet de résolution renvoyé ce mercredi 27 septembre 2017 au Conseil des droits de l’homme, ce groupe a pris note des allégations sur un nombre important des violations et des atteintes aux droits de l’homme commises par les forces de sécurité burundaises, y compris le service national de renseignement (SNR) et les Imbonerakure.

Il appelle le gouvernement du Burundi à poursuivre et intensifier ses efforts en matière de lutte contre l’impunité en menant des enquêtes approfondies, indépendantes et impartiales contre les présumés auteurs de ces violations et atteintes.
Ces pays expriment leurs préoccupations face à la radiation et de la suspension d’un certain nombre d’organisations de la société civile au Burundi, et des conditions de travail des défenseurs des droits de l’homme burundais, dont certains sont en exil. Il exhorte le gouvernement du Burundi à mettre immédiatement fin aux violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits, notamment la détention arbitraire, les restrictions au travail des défenseurs des droits de l’homme et des médias et appelle ces derniers à travailler conformément à la loi.

Il condamne fermement toutes les déclarations publiques et les slogans, provenant du pays ou de l’étranger, qui incitent à la violence ou à la haine contre divers groupes de la société burundaise. Il salue la condamnation publique par les officiers du CNDD-FDD de ces slogans, et demande au gouvernement burundais et aux autres parties de s’abstenir et de condamner publiquement toute déclaration et tout acte qui pourrait exacerber les tensions et inciter à la violence, y compris la violence fondée sur le genre, et de faire en sorte que tous les responsables de ces actes en répondent afin de tenir compte de l’intérêt supérieur du pays et de respecter pleinement la lettre et l’esprit de la constitution du Burundi et de l’Accord d’Arusha, fondement de la paix et de la démocratie.

Ce groupe demande au gouvernement burundais de garantir la sécurité et la protection de sa population dans le plein respect du droit international, de respecter, de protéger et de garantir tous les droits de l’homme et libertés fondamentales pour tous, conformément aux obligations internationales de l’État, de respecter l’état de droit et d’établir en toute transparence les responsabilités concernant les actes de violence.

Il note avec satisfaction la décision du gouvernement du Burundi de réinstaurer sa coopération complète avec le Conseil des droits de l’Homme, le Haut-commissariat aux droits de l’homme, y compris en accordant une coopération pleine et entière au Bureau du Haut-commissariat à Bujumbura, et l’encourage à coopérer pleinement avec ses organes.


Publié le 28 / 09 / 2017 par

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