Droits de l’homme : Bujumbura accusé par la CBDDH d’avoir failli à la mission de protéger les défenseurs

Dans une déclaration de la coalition burundaise des défenseurs des droits de l’homme CBDDH sortie ce 28 juillet 2017, cette organisation dénonce une série d’arrestations des défenseurs des droits humains dans ces deux mois. La coalition fait savoir qu’en date du 13 juin 2017, des agents du service national de renseignement ont procédé à l’arrestation de Germain Rukuki un ancien membre de l’organisation Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (ACAT-Burundi) à son domicile situé en zone Ngagara commune Ntahangwa au Nord de la capitale.

Juste après son arrestation, la police a déclaré qu’il était accusé d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. Il est pour le moment incarcéré à la prison centrale de Ngozi. Il est aussi poursuivi pour avoir travaillé à l’ONG « ACAT-BURUNDI ». Peu avant lui, trois représentants de l’ONG Parcem dans la commune Bukeye et province Muramvya ont été arrêtés par le responsable du service national de renseignement dans cette province. Les mêmes accusations que Rukuki ont été retenues contre eux.

La coalition Burundaise des défenseurs des droits de l’homme dénonce en plus des attaques verbales et propos calomnieux, de stigmatisation et d’incitations à la haine contre les défenseurs des droits humains .Ces propos sont entretenus par les autorités publiques et politiques du pays. Selon cette coalition, ce sont des violations des droits de l’homme qui visent la restriction de l’espace civique. Ces derniers temps, le gouvernement et le porte-parole du gouvernement Philippe Nzobonariba ont multiplié des attaques contre certaines organisations de la societé civile indépendante.

La coalition les accuse de faire une sorte d’amalgame autours de la prétendue complicité avec l’UE pour la déstabilisation du Burundi. Bujumbura reproche à ces organisations d’avoir reçu des fonds de la part de l’UE alors que les défenseurs des droits de l’homme menacés ont droits à la protection. Cette organisation accuse le gouvernement du Burundi d’avoir failli à sa principale obligation de protéger les défenseurs des droits des autres et réitère son soutien aux membres de la societé civile et les encourager à rester ferme à leur vocation.


Publié le 31 / 07 / 2017 par

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