Des crimes contre l’humanité seraient commis dans les combats qui se déroulent à CIBITOKE

Dans les combats qui opposent l’armée régulière à des combattants venus de la République Démocratique du Congo depuis mardi, des otages ont été décapités. Ce qui selon Association pour Protection des Droits de l’Homme et des Prisonniers APRODH constituerait des cas de violation du droits international humanitaire. « Je ne vois pas comment le porte-parole de l’Armée garde silence alors qu’il y a des réalités qui s’observent sur terrain. Ce silence peut montrer qu’il y a quelque chose qui ne va pas parce que d’habitude quand il s’agi même d’un bandit de renom qui est attrapé on appelle les médias la société civile pour qu’il soit présenté à tous. Mais maintenant il y a un silence qui peut signifier qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Nous avons appris qu’il y a des jeunes qui accompagnent ces militaires et policiers et si ces jeunes sont armés cela peut être un crime contre l’humanité parce que en temps de guerre on n’arme pas les civiles. Mais la question qu’on se demande, ou est-ce que ces civiles ont trouvé ces armes ? Dans les jours passés j’ai été emprisonné parce que j’avais dit qu’il y aurait des jeunes en formation militaire sur le territoire Congolais et voilà aujourd’hui des jeunes accompagnent les militaires et les policiers dans les combats avec ces groupes armés. Alors ou est-ce que ces jeunes ont directement tiré ces armes ? Moi je dirai que ce sont ces armes là que j’avais dénoncé qui n’ont pas été retiré de ces jeunes. Aujourd’hui personne ne va dire que ces jeunes ne sont armés, ou bien il faut chercher qui les a armés dans ces jours mais je pense que ce sont des armes qui étaient dans la population. Vous savez que dernièrement quand nous avons soupçonné une maison qui contenait des armes, on n’a pas pu fouiller cette maison. Moi je dirai que ce sont des armes qui ont été distribuées, les armes pullulent dans la population quoi qu’il y a une commission chargée de retirer les armes de la population. Au cour de ces combats, il y a des combattant qui ont été fait prisonniers mais ils n’ont pas été incarcérés mais ils ont été décapités et d’autre ont leur a laisser la vie sauve pour qu’ils donnent des informations. En droits international humanitaires il est strictement interdit que quelqu’un qui est fait prisonnier même en temps de guerre soit maltraité. Sinon si vous commettez un crime de guerre vous êtes poursuivi par la juridiction internationale. C’est ce qui est en train d’être fait aujourd’hui à CIBITOKE parce que les militaires et les policiers qui s’y trouvent le font alors qu’ils ont appris le droit international humanitaire. Il y a un cas qui nous a beaucoup étonnés, c’est le cas d’un de ces combattants qui s’est rendu à la commune avec son arme ou il y avait l’administrateur communal et un curé de la paroisse MUGWI. Mais malheureusement l’administrateur a décidé de transférer cette personne à une position militaire, cette personne a été transportée par deux policiers sur une moto et 30 minutes après on a été informé qu’elle venait d’être décapitée. Vous attendez bien qu’il s’agit là d’une violation du droit international et le BURUNDI pourrait être poursuivi. » Cela est dit par Pierre Claver MBONIMPA président de l’APRODH.


Publié le 2 / 01 / 2015 par Eloge Willy KANEZA

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