Burundi-ONU : le Conseil de sécurité toujours préoccupé par la situation politique

Dans une déclaration faite par le Conseil de sécurité des NU ce mercredi 03 août 2017 sur la situation au Burundi, cette institution onusienne se dit inquiète de l’impasse politique qui persiste au Burundi et les conséquences humanitaires graves qui en découle, la non-application de la résolution 2303 (2016) et l’immobilisme du Gouvernement burundais à cet égard. Tout en prenant note de la situation généralement calme en matière de sécurité, elle reste certes alarmée par le nombre croissant de réfugiés à l’étranger.

« Le Conseil demeure préoccupé par les rapports faisant état d’actes de torture, de disparitions forcées et d’exécutions extrajudiciaires et demande au Secrétaire général de maintenir l’aide humanitaire des NU à la population burundaise », lit-on dans cette déclaration. Il exprime aussi sa vive préoccupation face à la dégradation persistante de la situation humanitaire, avec près de 202 000 personnes déplacées, 3 millions de personnes dans le besoin et plus de 416 000 Burundais cherchant refuge dans les pays voisins, salue les pays hôtes pour leurs efforts et demande aux gouvernements de la région de respecter leurs obligations internationales concernant le statut des réfugiés et de s’assurer que la décision de retour est volontaire et prise en connaissance de cause et que le retour se fait dans la sécurité et dans la dignité.

Il constate que plusieurs partenaires bilatéraux et multilatéraux ont suspendu leur aide financière et technique au Gouvernement burundais, compte tenu de la situation au Burundi, et encourage les partenaires bilatéraux et multilatéraux et le Gouvernement burundais à poursuivre leur dialogue en vue de créer des conditions propices à la reprise de l’assistance.
Le Conseil souligne qu’il importe au plus haut point de respecter, dans la lettre et dans l’esprit, l’Accord d’Arusha, qui a permis au Burundi de connaître une décennie de paix. Selon le Conseil, la situation qui règne au Burundi porte gravement atteinte aux progrès notables qui ont été réalisés grâce à l’Accord de paix et de réconciliation d’Arusha pour le Burundi du 28 août 2000.

Le Conseil appelle le Secrétaire général à trouver des moyens de renforcer la présence des NU au Burundi en augmentant le nombre des collaborateurs de son Envoyé spécial. Il invite également l’ONU et le gouvernement du Burundi à dialoguer en vue de permettre la reprise de toutes les activités du Haut Commissariat aux droits de l’homme et l’exécution de son mandat, d’achever le déploiement des observateurs des droits de l’homme et des experts militaires autorisés de l’UA et de prendre d’autres mesures propres à améliorer le climat politique et à promouvoir le renforcement de la confiance entre les parties prenantes burundaises.

Le Conseil demande au Secrétaire général de lui faire rapport sur la situation au Burundi tous les trois mois, notamment sur tout fait d’incitation à la haine et à la violence et sur toute évolution de la situation sur le terrain. Il lui demande également de lui rendre compte immédiatement par écrit de toutes atteintes graves à la sécurité, violations du droit international humanitaire, violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits dont auraient connaissance les Nations unies au Burundi, quels qu’en soient les auteurs.

L’ambassadeur du Burundi à l’ONU, Albert Shingiro, via son compte tweeter, indique qu’il est heureux de « l’équilibrisme » de cette déclaration.


Publié le 3 / 08 / 2017 par

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